La crise provoquée par l’affaire Enron a ramené au premier plan la question centrale de la place à accorder aux valeurs morales dans la gestion des entreprises. Aux Etats-Unis, le régime actuel de gouvernance d’entreprise et les normes sur lesquelles il s’appuie sont en accusation. Renouer avec une certaine éthique des affaires passe désormais par une réforme déjà amorcée à laquelle doivent s’atteler tous les pouvoirs publics mais également tous les acteurs du secteur privé.
Cependant, il existe une trop grande diversité de mode d’organisation et de contrôle des entreprises. On distingue notamment le contrôle exercé par le marché contrôle multipolaire de celui exercé par les actionnaires système concentré. Par ailleurs, la multiplication des scandales financiers a mis en évidence la nécessité d’établir un mode d’évaluation qui repose sur des informations fiables et pertinentes.
Les normes comptables américaines portant une part de responsabilité dans la faillite du courtier en énergie, le normalisateur comptable américain la FASB a d’ores et déjà tiré les leçons de cette affaire en publiant un projet durcissant les règles de consolidation de certaines structures comptables. En Europe le choix a été fait d’adopter les normes IAS plutôt que les US GAAP nouveau référentiel obligatoire pour les sociétés cotées en bourse à partir de 2005.
L’adoption d’une norme internationale élaborée par les entités comptables nationales amènera-t-elle à ne plus assister à des scandales comptables comme celui d’Enron ?